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La digicratie ou le populisme, l'impérieuse nécessité d'une utopie économico-écologique !

23/02/17

La mondialisation qui ne s’est réellement amorcée que depuis 30 ans s’est organisée de manière Top Down - les traités internationaux, les accords bilatéraux, multi-latéraux, avec un certain nombre de concepts corollaires : le capital étant mobile, les centres de production se sont déplacés là où la main d’oeuvre était la moins couteuse. La bonne vieille formule "Kal (capital) + W (travail)" bat son plein.

Dans sa première phase, cette globalisation a été largement profitable aux pays développés comme aux pays en voie de développement : l’exportation de biens d’équipements, d’usines clés en mains, la construction d’infrastructures dont bénéficiaient les deux blocs. La deuxième phase s’est clairement faite au détriment de l’occident en pleine schizophrénie : acheteur de produits de masse aux plus faibles coûts, reposant sur le concept de "l’offre crée la demande" et du "the one fits all", producteur qui perdait ses emplois : la primauté du travail à faible coût/valeur ajoutée et du capital. D’une certaine manière cette seconde phase s’est également faite au détriment des pays émergents eux-mêmes : le travail dans des conditions inhumaines, la mise en danger de l’écosystème environnemental et social.

La globalisation a ainsi permis à plusieurs milliards de personnes d’accéder à un niveau de vie correct, mais elle s’est aussi traduite par la paupérisation des classes moyennes en Occident. La relance du pouvoir d’achat amorcée par l’administration Clinton en 1995 via la création de l’hypothèque rechargeable, après avoir fonctionné pendant 10 ans, s’est terminée par la crise des sub-primes, la crise mondiale que l’on connait… Et l’élection de Donald Trump en 2016.

La lutte des classes qui s’était toujours accompagnée (à l’exception de la crise de 1929) par une amélioration générale du niveau de vie (la naissance des classes moyennes) s’est traduite depuis plusieurs décennies par une augmentation inédite des écarts entre mondialisateurs et mondialisés mais surtout par une dégradation des niveaux de vie (perçus ou réels) des mondialisés.

La paupérisation des classes moyennes se traduit logiquement par la montée du populisme… de droite comme de gauche, le repli sur soi, la stigmatisation de "l’autre", du "nanti au chômeur profiteur d’un système perverti et injuste"… au mieux le retour en force de la doctrine Monroe (l’Amérique aux américains), au pire le national-socialisme.

> Cliquez ici pour lire l'intégralité de la lettre de Xavier Lépine

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